Le 26 Novembre 2015 est un jour spécial qu’il faut dès à présent marquer dans vos agendas. Ce jour ? La 1er Journée Mondiale de l’Égalité des Chances. Cet événement sera organisé par la communauté des Different leaders, en lien avec l’association Passeport-Avenir, dans trois villes en simultané ; Casablanca, Marseille et Berlin et aura pour objectif de mobiliser les citoyens du monde entier sur la question de l’égalité des chances.

 

Dans  les  sociétés  contemporaines,  l’émergence  de  talents  et  la  reconnaissance  des mérites individuels ne devraient plus dépendre des hasards de la naissance. Pourtant, aujourd’hui encore, l’obtention d’un diplôme de grande école ou d’une filière d’excellence, pouvant permettre une insertion durable dans la société, est fortement corrélée à l’origine sociale. Les jeunes issus de milieux dits « modestes » sont, pour la plupart, confrontés à des barrières tenaces, limitant leur accès aux études  supérieures  et  à  la  vie  active.   Ces  barrières  ont  pour  nom :  discrimination,  manque d’informations, autocensure et inégalité .

Au Maroc, l’ascension sociale est plus le fait des urbains que des ruraux (respectivement 51% et

14,1%).

En France, 21 % des enfants d’ouvriers ou d’employés sortent sans diplôme, contre 7 % des enfants de cadres ou professions intermédiaires.

En Allemagne, à niveau scolaire égal, un enfant issu d’un milieu aisé a 4,5 fois plus de chances d’être orienté vers le lycée (général) qu’un élève qui grandit dans une famille ouvrière.

 

Il convient tout de même de rester optimiste. Malgré sa lenteur, l’ascenseur social fonctionne bel et bien puisque certains, à force de persévérance,  arrivent à tirer leur épingle du jeu pour se hisser au sommet. C’est le cas de Saïd Hammouche, originaire de Bondy. « Banlieusard », diplômé de l’école de management INSEAD et Directeur Général du premier cabinet de recrutement spécialisé dans la diversité.

Ce parcours d’exception n’est pas le seul à forcer le respect. Mohed Altrad, bédouin ayant vécu dans la pauvreté, est le premier français a avoir reçu le « Prix Mondial de l’Entrepreneur de l’Année ». Aicha Mokhadi,  fille d’agriculteurs, arrivée en France à l’âge de 7 ans sans parler un mot de français est aujourd’hui Présidente d’un groupe international spécialisé dans la fabrication de verres ophtalmologiques : Essilor Vision Foundation. Thione Niang, élevé dans une famille de 28 enfants au Sénégal, arrivé aux Etats-Unis avec 20 dollars fait maintenant partie des responsables politiques qui montent.

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Leurs histoires sont source d’inspiration. Mais elles ne devraient plus être des exceptions…

 

Comment accepter qu’au 21ème siècle, des jeunes ayant l’envie de réussir, soient cantonnés aux emplois les moins rémunérateurs ? Pourquoi accepter que des jeunes issus de la diversité, qu’elle soit sociale, ethnique ou territoriale,  n’aient pas l’opportunité d’exploiter pleinement leur potentiel. Au nom de quoi ces esprits en maturation ne pourraient-ils pas se développer pleinement ?

Toutes ces questions n’ont pas de réponse. Elles ne tendent que vers une vérité universelle : tous les talents devraient pouvoir émerger librement. Chaque individu, de chaque génération, où qu’il se trouve, doit avoir cette chance égale de réussir, d’atteindre ce à quoi il aspire et ce pour quoi il travaille durement. A même niveau d’aptitude, de compétences, de volonté, les perspectives de réussite devraient être les mêmes.

Forts de cette conviction, déterminés à faire changer les choses, des acteurs du changement sont montés au créneau. C’est le cas de l’association « Yes you can » qui a pour but d’accompagner des lycéens dans la préparation de leurs parcours post-bac et surtout de leur donner la confiance qui parfois leur manque, notamment par la découverte des métiers et des choix qui s’offrent à eux.

 

L’association « Actenses », elle, met en place des actions concrètes pour permettre aux jeunes de se réaliser, d’exploiter leurs talents dans le domaine économique, social et politique et qui privilégie l’accompagnement des élèves par des professionnels.

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Ces chevaliers, parfois dans la lumière, souvent dans l’ombre, luttent, à leur manière, pour détruire ces murs, vestiges d’une réalité qui doit appartenir au passé.

C’est parce que ces hérauts de l’égalité existent, parce leur combat doit être reconnu, et aussi parce que cet engagement, plus qu’une cause nationale, doit être porté par le monde entier, que le 26

Novembre est à marquer dans les esprits d’une pierre blanche : celle de l’égalité.

 

Jennifer,

Membre des Different Leader