Récit par Abdellah, étudiant à Kedge Business School et membre de la Communauté Different leaders

Salut, moi c’est Abdellah. Je suis étudiant à KEDGE BUSINESS SCHOOL, en deuxième année cycle bachelor et suis originaire de Marseille, ville dans laquelle j’ai toujours vécu et dans laquelle je continue à poursuivre mes études. J’ai auparavant passé toute ma scolarité à deux pas de chez moi dans les quartiers Nord de Marseille et j’ai fait mes années lycée au Lycée Victor Hugo, l’un des trois lycées Z.E.P. de Marseille, conclue par l’obtention d’un bac scientifique.

Depuis maintenant près de 4 mois, je suis  à SAN DIEGO en Californie où j’effectue mon stage pour une petite entreprise locale. J’ai pour mission de lancer une campagne marketing et je suis aussi à cheval sur du service client. Mes journées de travail commencent à 09H et se finissent dans les environs 15H, quasi-non-stop avec une mini pause déjeuner et une reprise dans la foulée (c’est assez connu du rythme américain, et j’ai fait le choix de pas y passé outre). Du reste de mes journées, arrivé chez moi  dans les alentours de 16 :30 j’en profite pour faire du sport, améliorer mon anglais en me faisant mes propres cours (grammaire…) ou alors faire mes courses… Durant les week-ends, c’est enfin le moment de passer une à deux heures sur Skype avec mes parents, car comme on peut l’imaginer la séparation se fait ressentir, d’autant plus que le décalage horaire est important et ne permet pas de communiquer facilement en semaine. Sinon, la séparation reste tout à fait supportable, il suffit juste de pas trop s’en faire. A part ça, l’exploration de la ville  et les balades/activités le long des plages sont au rendez-vous tous les week-ends.

Prendre du recul et de tirer profit d’une culture

Si je vis aujourd’hui cette expérience, c’est en très grande partie grâce à Passeport Avenir et  notamment à sa 5ème édition de We Made It. J’ai eu l’immense joie de faire partie de l’un des 15 lauréats ayant pu bénéficier du programme We Made it en 2013. Grâce à cette richissime expérience dans le New Jersey à NYC, j’ai pu échanger avec des professionnels, en apprendre davantage sur la culture,  et acquérir une ouverture d’esprit à l’international dont je manquais et ainsi prendre confiance en moi. Outre quelques vacances passées en Algérie et une rapide escapade en Ecosse 4 ans auparavant, pour moi l’étranger était vraiment « étranger ».

Quant à mon stage en tant que tel, c’est le fruit d’une longue et patiente recherche que j’ai entrepris à travers mon écran d’ordinateur et des tonnes de mails envoyés. De ce qui est du logement, je suis bien tombé car en fait l’entreprise pour laquelle je travaille, fait du logement pour étudiants. J’ai donc saisi cette occasion pour essayer de bénéficier d’un logement, ce qui a fonctionné et avec une petite remise sur le loyer. Du coup je partage un appartement avec trois étudiants dans un appartement et ma chambre avec l’un d’entre eux.

Mon expérience dans cette ville typiquement Californienne me permet aujourd’hui de prendre du recul et de tirer profit d’une culture, d’une façon de commercer que je n’aurai pas pu apprendre ailleurs. La population est d’une manière général hyper cool et relax, ce qui permet d’échanger facilement et de s’intégrer très rapidement. D’ailleurs depuis que je suis arrivé, je ne me suis jamais senti étranger.  Avant ma semaine We Made It, je pensais que les américains étaient par exemple arrogants or, c’est absolument faux et j’en fais actuellement l’expérience, ils sont pour la grande majorité je trouve, assez ouverts d’esprits, tolérants et simple. D’ailleurs la simplicité et le droit à l’erreur, sont deux choses qui par exemple, je remarque on ne retrouve pas toujours chez les français.

Supprimer « impossible » de son vocabulaire

La dimension internationale est très importante dans l’expérience que je vis, mais il y’a celle aussi où je me dérouille chaque jour tout seul comme la cuisine par exemple. Je dois avouer qu’en arrivant ici, je ne savais que faire des pâtes, omelettes et poser de la salade sur une assiette. Mais ensuite, à force de s’y intéresser on mange plus ou moins un peu plus varié.  Le simple fait de cuisiner sois même impose une rigueur supplémentaire et permet de gagner de l’expérience et fait grandir un peu plus.

Si j’avais aujourd’hui, un message à faire passer à ceux qui souhaiteraient effectuer un stage à l’international ce serait de croire en soi et de supprimer « impossible » de son vocabulaire. Il est vrai que la recherche de stage peut s’avérer difficile mais la persévérance et une recherche bien organisée fera  certainement effet. S’y prendre à l’avance est  HYPER essentiel. Pour trouver un stage en tant que tel. Pour prendre connaissance des procédures administratives (parfois des surprises) selon où l’on souhaite se rendre. Se permettre de négocier une compensation avec l’employeur et/ou de s’y prendre à tant pour bénéficier de bourses spécialement dédiés aux stages internationaux…Enfin, c’est aussi nécessaire pour multiplier ses chances de trouver un logement correct niveau rapport qualité prix, et ne pas subir ce qui reste de dispo’.